Histoire d'actionnaire n°2 - Richard Douglas Rosane

le 14 décembre 2017 / Non class?

Interview –  Après avoir pris connaissance de la situation financière difficile de la Biscuiterie Jeannette lors d'une émission télé, Richard Douglas a franchi le pas de l'actionnariat avec l'investissement participatif. Il partage avec nous son expérience en tant qu'actionnaire.




Devenir actionnaire pour sauver une entreprise Georges Viana et une partie des Jeannettes posant fièrement avec les nouvelles madeleines de la fameuse marque
Comment avez-vous pris connaissance du projet la Biscuiterie Jeannette ?

J’ai pris connaissance de la situation financière difficile de la Biscuiterie Jeannette lors d’une émission télé et j’ai été très touché par l’histoire de cette entreprise et le discours de Georges Viana, le repreneur. Ayant essuyé de multiples refus par les banques, Monsieur Viana s’est tourné vers le financement participatif et a fait appel au bon sens des Français. L’entreprise avait souffert d’une mauvaise gestion mais la nouvelle vision et la stratégie définie par Monsieur Viana étaient convaincantes.


J’ai voulu en savoir plus et j’ai visité le site Bulb in Town sur lequel on pouvait devenir investisseur de la Biscuiterie Jeannette. J’ai trouvé l’idée excellente ! Je me suis donc inscris sur le site en quelques minutes et j’ai pu accéder au projet de la Biscuiterie. Mais aussi à tous les autres projets en investissement. J’ai découvert qu’on pouvait devenir actionnaire d’une entreprise française pour 100€.



Vous avez l’air d’être satisfait de la plateforme, puisque vous avez depuis réinvesti dans un autre projet, la Fromagerie des Aldudes

Oui, le travail de Bulb in Town est vraiment intéressant et j’ai été convaincu par cette démarche. Les projets sont vraiment enthousiasmants. Et parmi eux, un projet concernait la région du Pays Basque que j’affectionne tout particulièrement.


Il y a deux éléments qui m’ont convaincu à investir dans la Fromagerie des Aldudes :




  • La crise de l’agriculture est de plus en plus difficile à supporter pour les agriculteurs français

  • La stratégie de verticalisation de la Coopérative pour transformer et commercialiser ses produits afin de réduire sa dépendance vis-à-vis des distributeurs est celle qu’il faut adapter. Il s’agit de produits de qualité, qui font vivre plus de cent familles !


Quelles sont vos attentes après être devenu actionnaire de ces entreprises ? 

J’espère d’abord que ces projets pourront être menés à bien. Le retour sur investissement est clairement secondaire pour moi. J’ai d’abord investi pour soutenir l’entreprise et un modèle économique qui limite les intermédiaires, raccourcie les circuits de distribution.





Territoires oubliés

le 14 décembre 2017 / Non class?

« Il y avait encore une géographie de traverse pour peu qu'on lise les cartes, que l'on accepte le détour et force les passages. Loin des routes, il existait une France ombreuse protégée du vacarme, épargnée par l'aménagement qui est la pollution du mystère. Une campagne du silence, du sorbier et de la chouette effraie. » déclare Sylvain Tesson dans Sur les chemins noirs.

De nos jours le paysage entrepreneurial français est en plein essor. Pour accompagner cette dynamique, des initiatives gouvernementales comme la French Tech facilitent l’essor de ces startups et projets. Cependant tous les territoires ne sont pas soutenus à la même échelle en France ! Les métropoles labellisées de la French Tech créent de fortes disparités entre les territoires. Ainsi comment créer des écosystèmes dynamiques sur l’ensemble du territoire français ? Chez Tudigo nous mettons l’accent sur le développement des initiatives locales et nous souhaitons les accompagner dans leur croissance et leur changement d’échelle.


  1. La French Tech, une initiative dynamique qui néanmoins creuse des disparités entre les territoires




La “French Tech” regroupe l’ensemble des acteurs de l’entreprenariat français, sur le territoire national et à l’échelle internationale. On y compte les entrepreneurs, les investisseurs, les développeurs, les associations, les médias, les designers, etc. Au sein de la French Tech, ces acteurs s’engagent pour le rayonnement des startups françaises. Cette initiative est née en 2013, impulsée par l’Etat mais désormais portée et relayée par tous ses acteurs.

L’objectif étant de renforcer l’action publique en faveur du développement des jeunes pousses. La French Tech est liée avec le Ministère de l’économie et des finances, le ministère des affaires étrangères, le Commissariat Général à l’Investissement et ses partenaires sont la Caisse des dépôts, Bpifrance et Business France.

La French Tech dispose d’un accélérateur doté de 200 Millions d’euros et d’un fonds dédié à l’attractivité internationale doté de 15 M d’euros afin de financer les entreprises.

Le Label Métropoles French Tech reconnaît les villes les plus dynamiques en matière de croissance et d’entreprenariat. “Les acteurs des Métropoles French Tech ont construit un projet ambitieux dont la vision est portée par les entrepreneurs, pour les entrepreneurs afin de répondre au besoin de développement des écosystèmes.” Il existe aujourd’hui 13 métropoles ayant ce label d’Etat et elles bénéficient d’infrastructures propices au développement, d’acteurs publics et privés pour l’accompagnement, d’un réseau aux fortes retombées médiatiques.

Ainsi le dynamisme et le soutien de ces métropoles en faveur de l’innovation contraste avec les territoires oubliés français. Ces derniers ne profitent pas de la dynamique fédérée par l’écosystème labellisé, de ces points d’entrée facilitant l’accès aux services et financements de BpiFrance. Les territoires oubliés par ce « mapping » ne bénéficient pas du rayonnement international lié aux opérations d’attractivité de la French Tech. Ils n’attirent pas non plus les capitaux internationaux comme ces métropoles labellisées qui bénéficient du French Tech Ticket pour accueillir les entreprises naissantes étrangères à se développer en France.

Une étude de CB Insights du 2ème trimestre 2017 fait le constat très positif d’une année record pour les levées de fonds des startups de la French Tech avec plus de 335 opérations pour un montant total de 1,7 Mds d’euros levés. Néanmoins cette étude fait aussi le constat de la disparité géographique d’une part entre la capitale française et les autres métropoles labellisées ainsi qu’entre les métropoles labellisées et les territoires oubliés laissés pour compte.

Ainsi, qu’en est-il des entrepreneurs de ces territoires oubliés qui nécessitent plus que jamais un écosystème dynamique et un accompagnement solide ?


  1. Certains acteurs décident de s’engager dans le développement des territoires.




Certains acteurs travaillent au développement des territoires. C’est le cas de Simplon.co qui est un réseau de “fabriques” autrement dit d’écoles qui centré sur le numérique qui propose des formations diplômantes de développeurs web ou mobile, intégrateur, datartisan, etc. Ces formations améliorent l’employabilité des formés et leur donne même la possibilité de lancer leur propre projet entrepreneurial. Les formations Simplon rejoignent l’intérêt général et les principes de l’économie sociale et solidaire. Cependant même avec l’agrément ESS, Frédéric Bardeau déclare que les acteurs historiques du secteur sont “debout sur les freins” et il n’attendait pas de changements structurels du vote de la loi sur l’ESS qui plaçait pourtant le renforcement des politiques de développement local durable en son centre.

Par ailleurs il existe des réseaux d’accompagnements de projets tels que France Active qui se revendique donner “aux entrepreneurs engagés les moyens d’agir sur leur territoire” ou bien Réseau Entreprendre qui a pour objectif “la création de PME et d’ETI sur les territoires” et qui a prêté 22 millions d’euros en 2016 soit 30 000 euros par projet en moyenne.

Certaines régions ou territoires disposent de leurs associations ou organismes favorisant l’investissement dans les PME ou startups locales. Ainsi on trouve par exemple en Savoie l’agence économique de la Savoie qui encourage les entreprises à se développer dans cette région. La Cordée déclare “Créer un écosystème de travail bienveillant, productif et convivial pour tous les porteurs de projet et travailleurs autonomes, créatifs et bigarrés.” et est présente à Lyon, Nantes, Annecy, Rennes.


  1. Chez Tudigo nous nous engageons à soutenir ces projets d’initiatives locales!




“Jusqu’ici, Simplon.co s’est financée grâce au sponsoring de grandes entreprises, au mécénat de fondations et au financement participatif (crowdfunding)” déclare Frédéric Bardeau.

Fort de ce constat, chez Tudigo nous sommes convaincus que le financement participatif est un outil de décentralisation qui permet de financer des projets hors des grandes métropoles.

L’exemple de 100pourcentcoton est éloquent en la matière. Cette entreprise du sud Ouest est spécialisée dans la vente en ligne de textiles en B2B (Groupon et Vente-Privée) ainsi que B2C via Amazon, Fnac.com, etc. Afin de mieux adresser sa demande elle souhaite développer son site internet et nécessite 45 000 euros. L’entreprise se tourne alors vers credit.fr pour trouver ces fonds. Le résultat de la campagne de financement est sans appel, 100pourcentcoton a été financée par 170 personnes ce qui a permis à l’entreprise d’améliorer sa notoriété et de surcroît sa visibilité puis de créer de la croissance et de l’emploi.

Chez Tudigo nous comptons les mêmes exemples de réussites ! Suite à l’implantation d’un hypermarché en 1989 dans la ville de Barcelonne-du-Gers (en Occitanie) la commune a vu tous les commerces de proximité disparaître à tour de rôle. Paradoxalement en 2015 Christophe, Patrick et Francis décident d’ouvrir une boucherie dans le village. Pour mener à bien leur projet ils se tournent vers Bulb in Town (ex Tudigo) afin de préparer au mieux leur campagne. En seulement 45 jours ils collectent 13663 euros auprès des villageois !

Convaincus par la nécessité d’accompagner ces entrepreneurs parfois oubliés du paysage économique français, chez Tudigo nous avons accompagné de nombreux autres projets dans leur collecte participative de fonds comme la Biscuiterie Jeannette, la Fromagerie du Pays Mothais, Ty-vrac, et bien d’autres !

En somme, le financement participatif représente un soutien économique qui permet de recréer le lien social, de redonner de l’attractivité à ces territoires oubliés grâce à des retombées médiatiques et de bouche à oreille.

D’ailleurs Tudigo a récemment ouvert un bureau à Bordeaux pour être au plus proche de ces territoires à développer !

 

Conclusion : L’initiative de la French Tech a permis à de nombreux projets de bénéficier de retomber médiatique et d’accompagnement dans leur phase de croissance. Cependant face à cet entrain les territoires oubliés forment une diagonale du vide où les projets peinent à gagner en crédibilité et en retombée positives ! Nous sommes convaincus que le financement participatif est la solution pour ces initiatives locales. Grâce aux retombées médiatiques locales et nationales puis à l’accompagnement que nous offrons dans les campagnes de financement ces projets qui naissent loin des grandes agglomérations peuvent prospérer ! Chez Tudigo nous mettons le financement participatif au service de ces initiatives aux forts impacts sociaux afin de contribuer à l’harmonie du territoire français !



Prêt d’honneur : les 10 raisons de vous y intéresser !

le 14 décembre 2017 / Entreprendre - nos conseils

Le premier pas est toujours le plus difficile à faire … mais c’est aussi souvent le plus prometteur ! Le prêt d’honneur marquera parfaitement la première pierre de votre création d’entreprise. Alors, qu’attendez-vous pour vous lancer ?

Octroyé pour la création ou la reprise d’entreprise, le prêt d’honneur est une aide précieuse pour tous les porteurs de projet. Levier  efficace pour la réussite de votre projet, il incarne bien plus qu’un premier emprunt ! Tudigo vous livre sur un plateau  (pardonnez-nous du peu) 10 bonnes raisons de vous intéresser au prêt d’honneur.  

pret d honneur raisons plateau

Un premier emprunt accessible ...


 

1. Oui, sans apport et sans patrimoine
Le prêt d’honneur, c’est bien souvent la première étape du processus de financement d’une entreprise. Il a l’avantage d’être accordé sans aucune demande de garantie ni de caution de la part de l’organisme prêteur. Une aubaine pour les entrepreneurs qui n’ont pas de patrimoine ou ne souhaitant pas le mettre en jeu ! Cette aide à la création d’entreprise porte vraiment bien son nom puisque ses critères d’obtention sont basés principalement sur … la confiance envers l’entrepreneur !

2. Tous les projets éligibles.
Pour la création d’un point de vente comme pour la reprise d’une entreprise, pour le lancement d’une TPE comme pour les freelances, ce prêt d’honneur s’adresse à tous les projets, toutes les structures … et toutes les thématiques ! Aucun besoin d’être une entreprise innovante, orientée nouvelles technologies ou transition énergétique pour bénéficier du prêt d’honneur (même si chez Tudigo, les énergies renouvelables c’est notre dada !). Vous n’avez plus aucune raison de ne pas le solliciter pour votre projet de micro-brasserie ou de reprise de ferme bio par exemple …

3. Des démarches simplifiées
Le prêt d’honneur est accordé directement à l’entrepreneur et non au projet. Cette particularité a de vraies conséquences sur les démarches que vous devrez entreprendre pour solliciter (et obtenir) votre prêt. En effet, quel serait le poids d’un plan de financement ou d’une étude de marché dans la prise de décision si le prêt d’honneur est octroyé sur un critère de confiance vis-à-vis du dirigeant.


4. Un facilitateur d’emprunt bancaire basé sur la confiance
Prenons un exemple. le réseau Entreprendre vient de vous accorder un prêt d’honneur de 10 000 euros. Votre projet bénéficie donc d’une vraie crédibilité. Les établissements bancaires vont certainement, eux-aussi, s’appuyer sur la confiance que vous porte ce réseau, reconnu dans la profession. L’effet de levier observé est plutôt conséquent. Jugez par vous même : au sein du réseau Entreprendre, pour 1 € prêté sur l’honneur, c’est 13 € que les banques s’accordent à débloquer à leur tour !

http://gph.is/1b21G3u


 


... et une aide financière bien utile !


 

5. Un coup de pouce financier
Quoi de mieux qu’un coup de pouce financier pour bien démarrer votre activité ? Il serait vraiment dommage de vous passer de ce prêt d’honneur dont les montants peuvent varier entre 3 000 euros et 50 000 euros. Tout dépend du réseau vers lequel vous vous tournez, les plus sollicités étant Initiative France et le réseau Entreprendre. Et avec des montants de cet ordre, ça peut vraiment faire la différence sur un business plan ... surtout à taux zéro !

https://www.youtube.com/watch?v=4WnqMUfgK5A

6. Un prêt gratuit, à taux zéro
Petit rappel utile : le prêt d’honneur peut atteindre un montant de 50 000 euros ! Alors 50 000 euros à taux zéro, c’est quand même un beau petit cadeau pour votre entreprise, vous ne croyez pas ? Même si les moyennes accordées sont certes plus modestes*, ce serait dommage de ne pas en faire profiter votre plan de financement...
* 9 200 euros en moyenne - chiffres 2015 - Initiative France et 29 000 euros en moyenne - chiffres 2014 - réseau Entreprendre.

7. Un apport en trésorerie
Saviez-vous que les fonds à votre disposition via votre prêt d’honneur, vous pouvez les utiliser comme bon vous semble ? Rien ne vous empêche de constituer de cette manière votre trésorerie pour pallier les décalages entre vos entrées et vos sorties d’argent. Combler son besoin en fond de roulement (BFR) est l’une des plus grandes problématiques des dirigeants d’entreprise. Et en voici l’une des solutions.

8. Le financement de ses investissements immatériels
Si les banques exigent des fonds propres suffisants avant d’accorder un emprunt, elles restent souvent réticentes à financer certains aspects de votre activité. Les investissements immatériels (par exemple vos stocks) sont souvent plus difficiles à faire financer par un établissement bancaire classique. Le prêt d’honneur peut remplir cette fonction.

9. Le renforcement de ses fonds propres
Question de logique : plus votre structure financière sera stable, plus il sera facile de convaincre les banques de vous prêter de l’argent. Le prêt d’honneur peut absolument servir à renforcer vos fonds propres, ce qui va automatiquement augmenter votre capacité d’endettement. Si ça ce n’est pas un bon plan !

10. Des aides financières cumulables entre elles
En bonus, le prêt d’honneur est cumulable avec toutes les autres formes de financement : prêts bancaires, subventions et même crowdfunding ! Alors, la seule question qui pourrait rester en suspend serait « quand solliciter mon prêt d’honneur, avant ou après ma campagne de financement participatif ? » Contactez notre équipe qui vous délivrera les clés de sa stratégie sur le sujet !

pret d honneur jeu d echecs

0 garantie - 0 caution - taux à 0% ... le prêt d’honneur ne manque pas d’atouts ! Incitatif pour les autres sources de financement, et garant d’une plus grande liberté financière, il marque aussi et surtout une étape cruciale dans la réussite de votre projet : la reconnaissance de votre crédibilité et de votre parole ...d’honneur, bien évidemment !

JE LANCE MON PROJET 

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Micro-ferme urbaine : par où commencer ?

le 14 décembre 2017 / Analyses

La vision du charmant potager qui fleurit à deux pas de la fenêtre n’est pas seulement réservée au décor campagnard. L’agriculture urbaine permet de produire en ville ce qui était traditionnellement l’apanage des campagnes, tout en relevant le défi de la production sans intrants chimiques. Cette agriculture porte la promesse d’une rénovation de la ville et du citadin. Voici tout ce qu'il vous faut savoir pour, vous aussi, passer à la micro-ferme urbaine !

 

Plusieurs millions de citadins entretiennent déjà une ferme ou une micro-ferme dans le monde. En 1999 déjà, la FAO estimait à 800 millions le nombre des personnes pratiquant l’agriculture urbaine et périurbaine.

Et il ne faut pas croire que la ferme en ville offre moins d’avantages que celle des grands espaces : l’agriculture urbaine fournit aux fermiers des agglomérations les produits sains nécessaires à leur alimentation et permet à quelques 200 millions d’entre eux de vendre les biens issus de leur ferme.


micro-ferme urbaine terre
Le désir de créer une micro-ferme pour une agriculture de proximité se heurte cependant à mille questions et autant d’embûches : où établir sa petite ferme de ville ? Que faut-il y cultiver ? Peut-on élever des animaux ? Quelles sont les contraintes administratives ? Commençons donc par la plus essentielle : par où commencer ?

Le choix de l’emplacement de la micro-ferme


Pour commencer, il vous faudra choisir l’espace où installer votre ferme. N'ayez pas peur d'opter pour une solution pouvant friser le caprice, car bien des gens avant vous ont essayé avec succès divers emplacements : le toit, la véranda, les façades, le verger, les bacs sur terrasse ou balcons… L’espace ne manque pas pour installer une ferme économique, écologique et apportant un peu de couleur au décor de votre maison. Cet article présentant 25 fermes urbaines présentes autour du monde vous aiguisera d'ailleurs l’imagination.

 
Pour la mise en place d’une champignonnière, on songera à une culture en sous-sol ou même dans le débarras obscur du grenier. La culture de certains légumes exigera le maraîchage.

 

Le choix de l’emplacement est souvent lié aussi à la nature des cultures. Selon que l’on veut cultiver des champignons ou des carottes, l’espace choisi différera. Pour la mise en place d’une champignonnière, on songera à une culture en sous-sol ou même dans le débarras obscur du grenier. La culture de certains légumes exigera le maraîchage. Certaines plantes comme l'aneth, le basilic et l’ail ont besoin de plusieurs heures de soleil. Le choix de l’emplacement dépendra aussi des qualités du sol. Il est donc recommandé d’effectuer une étude du sol pour en mesurer notamment les carences et le potentiel hydrogène.

La ferme urbaine est en principe établie et entretenue sans recours aux intrants chimiques. Il faut donc être certain que la culture que l’on entend mettre en terre est adaptée aux conditions climatiques de la France.

Le choix de la culture


Il faut s’assurer que la plante à cultiver est sans risque de maladie pour l’agriculteur citadin et qu’il ne sera pas, par exemple, exposé à une pollinisation allergénique. Le choix de la culture et des animaux à élever se fera donc en tenant compte des allergies et des fragilités sanitaires de celui qui devra s’occuper de la ferme.


micro-ferme urbaine futur
Mais ce choix ne devra cependant pas s’éloigner des passions subjectives du citadin-fermier. Si vous adorez l’horticulture, visez l'horticulture. Il ne faut pas que votre activité dans devienne une corvée. À la campagne comme en ville, votre ferme exigera que du temps lui soit consacré. Il ne peut donc s’agir d’une lubie passagère. Le choix de la création d’une micro-ferme urbaine implique une décision et un engagement de la part du citadin.

Le dialogue avec les autorités administratives


Ceux qui veulent s’engager dans l’agriculture urbaine et périurbaine ne devraient pas avoir beaucoup à craindre quant à la relation avec les autorités politico-administratives. Elles sont en effet les premières personnes à vouloir une végétalisation de toutes les grandes villes de France. L’agriculture urbaine occupe d’ailleurs 73 hectares dans l’Île-de-France. Et Paris rêve de voir son agriculture urbaine s’étendre encore et encore.

 
Si votre projet de ferme urbaine convainc un grand nombre par son impact "double-éco" (écologique et économique), il pourra bénéficier d’un apport en crowdfunding.

 

En 2015, 11 des 22 projets de son opération "Réinventer Paris" concernait d'ailleurs l'agriculture ou la permaculture. Elle a d’ailleurs élaboré une charte pour végétaliser notre capitale. Avec un espoir complémentaire : que l’agriculture urbaine engendre des emplois supplémentaires.

Et pour le financement de ma micro-ferme urbaine ?


Il ne faudrait surtout pas que les questions de financement constituent en soi une limite. Ceux qui ne parviennent pas, pour des raisons financières ou d’accès au foncier, à créer leur ferme peuvent intégrer une ferme associative ou en constituer une avec d’autres personnes nourrissant le désir de devenir des fermiers citadins. Les institutions bancaires et financières pourraient également constituer une bonne source de financement pour votre projet.

Toutefois, le financement participatif reste sans doute l’une des meilleures options. Si votre projet de ferme urbaine convainc un grand nombre par son impact "double-éco" (écologique et économique), il pourra bénéficier d’un apport en crowdfunding. Ce financement participatif vous permettra de contourner le défi et les difficultés qu’implique le financement bancaire. Plusieurs plateformes de financement participatif existent en France, dont Tudigo, ex Bulb in Town, qui vous permet de faire financer votre projet grâce à un crowdequity ou des dons.

Pourquoi pas une micro-ferme urbaine verticale ?


Ceux qui ont des difficultés pour accéder à d’assez grands espaces peuvent aussi développer une ferme urbaine verticale. Ces dernières permettent de faire la culture de produits alimentaires sur un sol réduit grâce à des structures verticales et superposées.

S’il est vrai que la ferme verticale implique des coûts pouvant être élevés, elle offre l’avantage d’avoir moins de conséquence en matière de déforestation. De même, la ferme verticale maintient la culture dans un espace clos, ce qui tient les produits dans un environnement contrôlable et assure leur qualité sur le plan sanitaire.

L’urgence de l’autonomie alimentaire en France fait que la pratique de l’agriculture urbaine tend vers une professionnalisation. Ce qui lui donnera une nouvelle orientation, dans la mesure où, intégrant la construction urbaine, elle jouera, en plus de sa fonction économique, un rôle esthétique pour les villes. La ferme urbaine devra en effet imiter au maximum la nature et en apporter le charme verdoyant dans le décor d’acier et de verre des villes. Il ne sera donc pas superflu de se former à certaines techniques simples de la mise en œuvre de l’agriculture urbaine.

Par exemple, le déploiement d’une micro ferme permaculture, qui allie l’agriculture, l'éthique et le design, c’est-à-dire qui intègre le souci de la beauté et de l’imitation de la nature dans ses procédés de production agricole.

https://youtu.be/AAy8qQCWW-c

En définitive, la création de micro-ferme urbaine reste une chance pour la ville et pour le citadin. Vous voulez savoir par où commencer ? Demandez-vous plutôt si vous ne commencerez pas aujourd’hui. Tudigo, ex Bulb in Town pourrait être une option de choix.

Bonus : quelques associations spécialisées dans la micro-ferme en ville.


Ne restez pas seul avec votre projet ! Le monde de la micro-ferme est des plus solidaires et de nombreuses associations pourront vous aider et vous conseiller.

Ainsi, la Maison de l'Agriculture Urbaine ou l'Association Française d'Agriculture Urbaine Professionnelle seront elles aussi ravies de prodiguer conseils et ressources ou de vous mettre en relation avec l'association la plus proche de chez vous. Car il existe de nombreux regroupements de paysans urbains en devenir : La Sauge pour les habitants de l'Est parisien, Bio-T-Full dans l'Ouest du pays, le Groof pour les Lyonnais, Terre de Mars ou Nice Ecofarm pour les habitants du sud...

Vous pouvez aussi contacter tout simplement le le groupe Micro-ferme sur Facebook qui répondra à vos questions, en moyenne, dans la journée.



Le BFR

le 14 décembre 2017 / Non class?

Un conseiller financier apprécie lorsque les indicateurs sont au vert. Le besoin en fonds de roulement (BFR) est un des seuls indicateurs qui déroge à la règle ! Un BFR qui voit rouge (est négatif) est un signe de bonne santé financière. 

« La date de livraison contractuelle est la seule date à laquelle le fournisseur ne peut pas livrer et à laquelle le client ne peut pas recevoir » affirme Auguste Detoeuf industriel et essayiste français du 19 ème siècle. On comprend alors qu’une entreprise peut faire face à des décalages temporels qui ont un impact financier sur son bilan.

En effet, lorsque cette affirmation se confirme pour une entreprise, son besoin en fonds de roulement augmente ce qui n’est pas nécessairement favorable à sa santé financière. On vous détaille dans cet article la notion de BFR, sa méthode de calcul ainsi que la manière de l’analyser et l’importance de le financer.


  1.   Le BFR, qu’est-ce que c’est ?




En quelques mots le BFR d’une entreprise est le montant dont elle doit disposer pour couvrir ses charges courantes en attendant de recevoir ce que lui doit sa clientèle.

Il résulte d’un décalage temporel entre l’argent qui entre dans l’entreprise (via la vente de la production) et l’argent qui en sort (pour financer la production) et en ce sens il peut s’apparenter au « prix du temps ».

Voici la formule mathématique de cet indicateur :

BRF = (Stocks + Créances Clients) ? (Dettes fournisseurs, sociales, fiscales)

Il se différencie du fonds de roulement qui s’évalue à long terme pour couvrir le BFR et dont la formule est : FR = BFR + Trésorerie nette

Pour ceux d’entre vous souhaitant approfondir la définition de ce concept, jetez donc un œil aux chapitres 12 et 52 de l’ouvrage de Pierre Vernimmen (économiste français diplômé d’HEC et d’Harvard, auteur de Finance d’entreprise, ouvrage devenu référence en matière d’analyse financière).


  1. Le BFR, un indicateur financier contre intuitif !




Vous ne pouvez pas négliger l’analyse du BFR lorsque vous investissez dans une entreprise. Pourquoi est-ce un indicateur clé ? Car cet agrégat correspond au montant de trésorerie que l’entreprise utilise afin de faire « marcher l’activité ». Voyez-le comme l’essence qui fait tourner le moteur d’une société ! Ainsi, pour une fois ne vous effrayez pas de constater un indicateur négatif, bien au contraire c’est très bon signe ! Un BFR négatif témoigne d’une bonne santé financière de l’entreprise ! Elle dégage assez d’argent pour couvrir son endettement (à court terme) et financer son exploitation.

Vous trouverez au cœur de votre quartier un exemple d’entreprises au BFR négatif : votre supermarché. Il s’approvisionne auprès de fournisseurs qu’il règlera deux ou trois mois après la livraison puis la vente des denrées. Ainsi, un BFR négatif témoigne aussi du rapport de force d’une entreprise vis à vis de ses fournisseurs, sa capacité à échelonner ses dettes.

Si un BFR négatif est une excellente nouvelle il ne faut pas non plus vous alarmer s’il est positif, sachez simplement l’évaluer en fonction du secteur d’activité et de la capacité de l’entreprise à le maîtriser.

A l’inverse s’il est positif cela signifie qu’au cours du cycle d’exploitation l’entreprise constatera une entrée d’argent inférieure à ce qu’elle devra payer à ses fournisseurs.

Prenez l’exemple de l’entreprise Bonduelle. La saison du maïs s’étale de Juillet à Octobre, cependant avant de vendre le maïs il faut le produire. Ainsi, Bonduelle aura un BFR très positif sur les mois qui précèdent cette saison car elle dépensera de l’argent pour produire le maïs avant même de le vendre à ses partenaires. Cet agrégat est donc saisonnier pour certains secteurs d’activité.

Pour pondérer cet indicateur à l’activité d’une société, les conseillers financiers analysent le ratio de rotation du BFR ((BFR/CA)*365). Ce ratio Chiffre d?affaires est utilisé par les banquiers notamment pour constater combien de jours de son CA va être immobilisé pour couvrir son besoin en fonds de roulement.


  1. Le besoin crucial de financer le BFR.




Cependant comme l’atteste ce rapport de l’Observatoire du financement des entreprises, une entreprise en croissance a généralement un BFR qui s’accroît et une nécessité de trouver des financements. En ce sens une entreprise peut avoir recours à des investisseurs particuliers ou professionnels, via le financement participatif afin de financer ce besoin de liquidité.

Le « crowdfunding », en finançant la croissance des entreprises, leur permet de ne pas s’exposer à un risque de défaut vis à vis de leurs fournisseurs. Elles peuvent ainsi éviter de déposer le bilan à cause de ce décalage temporel de trésorerie. Pour plus de détails sur l’importance de la trésorerie n’hésitez pas consulter notre article : « Conseil en investissement : 4 réflexes pour évaluer une opportunité d'investissement »

 

Conclusion : Vous êtes désormais incollables sur la notion de besoin en fonds de roulement ! Vous avez toutes les clés pour le calculer puis l’analyser en connaissance de cause.  N’oubliez pas, s’il est positif pour une société en développement, votre rôle d’investisseur peut s’avérer déterminant pour qu’elle poursuive sa croissance !